Bulletin électronique

 

Inscrivez votre courriel pour recevoir notre bulletin d'informations mensuel.

Courriel:

La relève même si vous n'êtes pas tombé

Posté le 19/02/2015

Gilles Boulet

Tout le monde parle de Relève ces temps-ci. Le sujet est à la mode et je dois ajouter que nous sommes présentement dans l’œil du cyclone. Ma génération de baby-boomers devra trouver sa relève pour hier dans certains cas ou dans 2 ou 3 ans maximum.

 

Au CAE, j’entame ma dernière année et, au début de l’an prochain, nous devrions lancer le processus de remplacement. Bonne nouvelle : vous n’aurez plus à subir mes chroniques à partir de ce moment-là !

 

Regarder autour de vous et vous verrez qu’en affaires, de nombreux entrepreneurs ont atteint ou vont atteindre bientôt l’âge de la retraite. Nous avons accompagné de nombreux jeunes entrepreneurs dans le processus de relève. Dans tous les cas, il s’agissait de promoteurs externes (pas de la famille) qui voulaient acheter une entreprise ou une partie d’une entreprise.

 

Nous pouvons intervenir financièrement mais surtout à titre conseil afin de les orienter dans un processus qui n’est pas si simple que cela. Touchons du bois parce que, jusqu’à maintenant, nous avons connu de belles réussites. Avis aux releveurs potentiels : faites-vous accompagner par des ressources qui s’y connaissent en Relève. Vous allez vous éviter de gros casse-tête sinon un échec retentissant.

 

Nous pouvons compter, au CAE, sur un réseau de contacts de grande qualité tant dans le domaine financier que légal. Plusieurs éléments doivent être regardés : juste prix, balance de prix de vente ou non, rentabilité, mises de fonds, financement, contrat de vente, création d’une compagnie, convention d’actionnaires, environnement etc.

 

En ce qui concerne les cédants ou vendeurs, assurez-vous de respecter certaines règles. 

 

1)      Présentez la valeur de votre entreprise avec des documents fiables.

Vos états financiers sont votre meilleur vendeur. Beaucoup d’entrepreneurs roulent « Carrosse » (gros train de vie) et présentent des états financiers qui démontrent que la compagnie n’est pas rentable. Vous aurez beau conter toutes les histoires possibles sur vos « dessous de table » ou votre « noir », vous ne serez pas crédible et, de plus, l’acheteur va craindre, à juste titre, qu’il paiera à votre place les pots cassés à l’impôt.

2)      Si vous avez des acheteurs sérieux, soyez ouverts et transparents.

La confiance se mérite et facilite de beaucoup les bonnes transactions. N’hésitez pas à  décrire tout avantage que vous tirez de votre entreprise (véhicule, assurances et autres). N’hésitez pas non plus à présenter votre place dans votre marché et la croissance future que vous pouvez justifier.

3)      Faites quelques contacts pour vérifier si vos acheteurs sont sérieux.

Il n’est pas si rare que des gens bien intentionnés mais sans argent veulent acheter une entreprise. Sonder votre réseau, votre comptable et toute autre personne fiable.

Vous éviterez des pertes de temps et d’argent.

4)      Pensez à conserver un solde de prix de vente.

Comme partenaire des acheteurs potentiels, nous aimons bien cette formule qui permet de réduire le montant d’emprunt nécessaire pour réaliser la vente. De plus, vous aurez toujours un œil sur l’entreprise. Diverses modalités sont possibles. Parlez-en à votre comptable.

5)      Envisagez une liquidation plutôt qu’une vente.

Si votre entreprise ne démontre plus de rentabilité et que les membres de votre famille s’y désintéressent, vous pouvez procéder par la liquidation (vente) de vos actifs. Assurez-vous, auprès de votre comptable de la meilleure méthode à utiliser pour réduire votre gain imposable.

 

Malgré ce qu’en pensent les pessimistes, notre région recèle de nombreuses bonnes opportunités d’affaires pour la relève. Vous, les jeunes, serez-vous en mesure de relever le défi ?

Gilles Boulet, dg