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L'entrepreneuriat jeunesse

Posté le 28/10/2016

Par: Michaël Caron, Agent de sensibilisation à l'entrepreneuriat jeunesse des Carrefours jeunesse-emploi de Montmagny et de L'Islet

Afin de faire un survol rapide de l’entrepreneuriat jeunesse, je présente ici certains enjeux et constats tirés de diverses enquêtes sur l’entrepreneuriat et repris lors d’une rencontre organisée par Futupreneur. Tout cela reformulé et accompagné de certaines réflexions …et opinions!

 

«Je connais pas d’entrepreneurs.»

Il n’est pas surprenant de dire que le fait de connaître des entrepreneurs dans son entourage est un élément favorisant le désir d’entreprendre. Les jeunes Québécois connaissent cependant peu d’entrepreneurs dans leur entourage. C’est vrai que Dominique Brown ne peut pas être le frère, l’oncle ou le voisin de tout le Québec! On nous présente de grands entrepreneurs  et c’est très bien! N’oublions cependant pas de ramener l’entrepreneuriat à l’échelle du jeune, de sa famille et de sa région. Il découvrira alors de gens qu’il ne soupçonnait pas d’être des entrepreneurs et il considèrera davantage l’entrepreneuriat comme un choix de carrière.

 

«Je ne serais jamais capable de faire ça!»

Les jeunes de la province sont nombreux à croire ne pas avoir les compétences pour devenir entrepreneurs. Difficile de ne pas avoir peur de l’échec si vous n’avez pas confiance en vos capacités! On y revient plus loin.

 

 «Mais oui, j’aimerais ben ça avoir ma business!»

Bonne nouvelle, l’intention d’entreprendre des moins de 35 ans augmente. Ils délaissent cependant certains secteurs importants tels que l’agriculture et le manufacturier. Nous devons redorer l’image de ces secteurs et les rendre plus accessibles pour les jeunes. Démarrer ou reprendre une entreprise manufacturière nécessite des fonds qu’une personne de moins de 35 peut difficilement avoir. Serait-il pour autant un moins bon propriétaire/gestionnaire? Soyons réalistes et un peu moins frileux si l’on veut pallier l’absence de relève tant décriée.

 

«Je fais pas ça pour l’argent.»

Les jeunes se lancent de plus en plus en affaires par passion. C’est tout à fait louable. Cependant, il semble qu’ils oublient également certains de leurs devoirs.

 

«Est-ce que ton idée répond à un besoin?»…«Euh…c’est quoi ça?»

Directement lié au point précédent, les jeunes semblent négliger la validation du marché. Les prévisions financières sont souvent irréalistes. Si certains ont peur de se lancer par manque de compétence, d’autres se lancent, mais manque de certaines connaissances. Si on ne vous a jamais expliqué les concepts de marché, de demande et d’offre, difficile pour vous de le savoir! Si on ne vous a jamais expliqué qu’est-ce qu’un budget et le crédit, difficile pour vous de bien gérer votre argent. C’est «drôle» qu’on parle d’entrepreneuriat et d’économie à gauche et à droite, mais qu’on ait enlevé les cours d’économie obligatoires au secondaire…ah oui… et qu’on ait encore coupé en éducation. Dois-je en dire plus à ce sujet? Heureusement, il existe certaines ressources pour accompagner le jeune entrepreneur et améliorer ses compétences. Celles-ci doivent être promues, mises de l’avant et bonifiées.

 

«J’ai pas d’argent pour démarrer!»

Le manque de financement reste l’obstacle numéro un pour les jeunes dans le lancement d’entreprise, et cela est encore plus vrai pour le rachat d’une entreprise. Nous revenons ici à l’importance de l’amélioration des compétences et des connaissances entrepreneuriales. La gestion du crédit en sera améliorée ainsi que la capacité à investir personnellement dans le projet. D’un autre côté il faut promouvoir davantage les produits et programmes financiers dédiés aux jeunes promoteurs. Finalement, investissons collectivement dans la jeunesse, dans son éducation et ses projets. Si vous croyez que c’est risqué, n’oubliez pas que nous venons d’investir 1 milliard $US dans le CSeries de Bombardier! Pensons à long terme et sortons de la vision purement économique de rentabilité à court terme.

 

Parce qu’on est en 2016, n’oublions pas l’entrepreneuriat jeunesse féminin. Ce n’est pas compliqué, il en faut plus! Certainement plusieurs solutions, mais pas assez de lignes ici. Pour le moment, allez donc écouter la belle histoire de Geneviève Everell pour vous motiver!  http://bancpublic.telequebec.tv/emissions/emission-5/23254/genevieve-everell

 

 

Michaël Caron

Agent de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse

Carrefours jeunesse-emploi des MRC de Montmagny et de L’Islet

418 248-3522 poste 225

defi@cjemontmagny.com

 

 

Sources :

Indice entrepreneurial québécois. Fondation de l’entrepreneurship,  2015

Indice entrepreneurial québécois, Fondation de l’entrepreneurship,  2014

Les 10 enjeux de L’EJ au Québec, Futurpreneur, 2015